uni-vers la conscience

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Maître intérieur


Etes-vous maître de votre vie ?

halloween-4537430_640.jpg    Un maître, c’est quelqu’un devant qui l’on s’incline. C’est également quelqu’un (ou quelque chose) qu’on adore ou qu’on craint et qui mène notre vie. Même si le seul vrai maître de l’être humain devrait être son DIEU intérieur, la réalité prend une tout autre allure.

 

À chaque fois que vous vous empêchez de faire ou de dire quelque chose, vous pouvez voir un de vos « faux maîtres » qui décide pour vous.

 

Voici une liste de faux maîtres qui contrôlent couramment la vie de beaucoup de personnes. Et vous ? Êtes-vous conscient de ceux qui décident pour vous ?

 

La météo. Vous laissez-vous facilement influencer par la météo. Changez-vous d’idée aussitôt que vous vérifiez quelle sera la température ? Pourtant, nous savons tous comment elle peut changer d’une journée à l’autre.

 

Les nouvelles. Comment réagissez-vous aux mauvaises nouvelles ? Est-ce que ça vous perturbe ? Êtes-vous porté à parler de ces mauvaises nouvelles avec vos proches ? Ou bien parlez-vous de bonnes nouvelles ? Avez-vous peur pour l’avenir face à ce qui est diffusé par les médias ? Cette peur peut avoir une grande influence sur vos décisions et c’est ainsi que les nouvelles deviennent un faux maître pour vous.

 

Les astrologues, médiums, etc. Si vous aimez consulter parfois une de ces personnes qui prédisent l’avenir, êtes-vous certain de ne pas vous laisser influencer ? Souvenez-vous que dans tous les métiers, il y a des personnes fiables et d’autres moins. Savez-vous faire la part des choses ? Prenez-vous le temps de vérifier comment vous vous sentez durant les cinq premières minutes d’une rencontre ? Si vous avez des doutes et ne vous sentez pas bien, êtes-vous capable de dire que vous préférez arrêter la consultation ?

 

Ceci s’applique autant à un médecin qu’à un thérapeute. Plusieurs ne jurent que par ce que leur thérapeute leur conseille ou leur dicte et n’en dévient pas. Aussi, j’ai entendu à plusieurs reprises que des personnes ont reçu un diagnostic alarmant comme celui-ci : En vous écoutant, je crois que ça pourrait être un cancer, vous auriez dû consulter plus tôt. Enfin, les examens qui suivront pourront me confirmer ce que je crois. De suite, la peur s’installe et ces personnes commencent à changer leur mode de vie, car elles croient déjà être très malades avant même d’avoir eu une confirmation officielle de ce premier diagnostic. Les thérapeutes et médecins sont sans doute convaincus de bien faire leur travail et je suis certaine que leur intention est bonne, mais ce sont leurs façons de faire (et la culpabilisation) qui seraient à réviser.

 

C’est à vous de décider qui vous choisissez de consulter. Soyez alerte à qui vous demandez de l’aide. Vérifiez si vous vous sentez mieux après votre rencontre ou bien si vous ressentez de la peur ou un malaise intérieur. Vous avez de nombreuses occasions de décider qui mène votre vie. Est-ce vous ? Ou est-ce ceux qui croient avoir des réponses pour vous ?

 

La famille (parents, enfants, conjoint). La famille est en général un faux maître important. Vos parents, vos frères et sœurs, vos enfants ou votre partenaire ne sont certainement pas toujours d’accord avec vos décisions, vos désirs et vos besoins. Qui décide à la fin ? Vous laissez-vous convaincre à changer d’idée ou êtes-vous capable de vous affirmer ? Pouvez-vous passer à l’action même quand ils ne sont pas d’accord avec ce que vous voulez ? Lorsque vous avez besoin de l’accord des autres, c’est que vous ne croyez pas en votre grand pouvoir de créer votre vie. Vous laissez les autres décider pour vous.

 

L’argent est un grand faux maître. Faites-vous vos achats en fonction du prix ou de ce dont vous avez vraiment envie ? Quand vous avez peur de manquer d’argent, cela indique qu’il vous maîtrise à ce moment-là.

 

Il importe de réaliser que rien ni personne dans votre vie ne devrait décider à votre place. C’est à vous et à vous seul de prendre vos décisions. Il est temps d’arrêter de croire que si vous choisissez ce que vous voulez, vous allez vous tromper, être jugé, rejeté ou ne pas être aimé. Sachez que toute expérience, même si elle s’avère être différente de ce à quoi vous vous attendiez, peut vous apprendre quelque chose. Ce qui veut dire qu’il n’y a jamais d’erreur dans la vie, il n’y a que des expériences.

 

Il n’est jamais trop tard pour redevenir votre propre maître. Commencez dès aujourd’hui. La première étape est de vous accepter, de vous donner le droit d’avoir laissé quelqu’un ou quelque chose diriger votre vie. Ensuite, dites merci à l’Univers d’avoir pu en devenir conscient et passez à l’étape suivante : faites des choix intelligents pour vous. Allez-y graduellement !

 

Pour vous aider, posez-vous la question suivante : Si toutes les circonstances étaient parfaites autour de moi, qu’est-ce que je choisirais de dire, de faire, d’avoir ou d’être en ce moment ? Puis, passez à l’action. Vous verrez que c’est souvent plus facile que vous ne le croyez.

 

Avec amour,

 

Lise Bourbeau

 

Source :https://www.ecoutetoncorps.com/


17/10/2019
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Nom de la Rose (ou la lutte contre l'obscurantisme) Jean Dubuis

Nouvel arbre 001 (2).jpg  Le Philosophe et Adepte Francis BACON a lutté contre l'obscurantisme de son temps en privilégiant l'expérience sur le dogme.

 

C'est au titre de l'expérience, seule, que l'on peut juger des valeurs transmises et ceci dans tous les domaines. Si l'on ne peut, comme l'on dit, « y aller voir par soi-même », on risque longtemps de véhiculer un faux-savoir et de fausses pratiques. Sans en avoir forcément conscience, on s'est auto-programmé dans un certain langage, devenu cohérent pour soi-même - c'est là le piège - ce qui fait dire aux autres que « l'on ne veut pas en démordre ». Insidieusement, l'intolérance a pris pied en nous et l'on s'obscurcit peu à peu.

 

Quand bien même on se met en quête d'apprécier les valeurs transmises, on sait que l'on ne peut passer au crible tout enseignement avec la même aisance. Rarement, un professeur qui corrige un devoir de mathématiques, de physique ou de chimie, passe pour être intolérant dans son jugement. Ces matières qui relèvent d'un contrôle expérimental, qui s'appuient sur une logique cohérente et qui coïncident avec la perception générale que l'on a de l'Univers ne font pas place au doute ; aussi, la notion de tolérance, ou d'intolérance, n'existe-t-elle pratiquement pas à cet endroit. Mais dès que nous entrons dans des domaines où les connaissances paraissent moins rigoureuses, parce que non mesurables, comme la philosophie, l'histoire, la poésie, la psychologie, etc., le doute s'installe. Le correcteur qui doit alors apprécier la réflexion de l'élève passe le plus souvent pour intolérant à ses yeux lorsque celui-ci est mal noté.

 

Dans le domaine de l'intolérance, on constate qu'il y a les intolérants-nés - ceux qui en toute circonstance ne bougent pas leur point de vue d'un seul iota -, les intolérants de bonne foi, comme les petits enfants, et les intolérants volontaires, les plus dangereux, ceux qui se plaisent à brouiller les données pour manipuler leur entourage. Les uns relèvent d'un manque de maturité, les autres du plus pur cynisme, camouflé bien sûr. Ces derniers sont plus difficiles à déceler car ils sont porteurs du masque de la bonne foi et agissent dans des domaines où très souvent la rigueur dite scientifique fait défaut. L'Histoire en est un exemple courant ; comme elle est essentiellement basée sur des documents, bien des puissants, soucieux de leur réputation, ont souvent faussé, voire supprimé, tout témoignage gênant de leur époque. Dans un souci de puissance personnelle, ces masques de la bonne foi s'infiltrent toujours dans les domaines de la politique, de l'économie, de la religion ou de la philosophie, et aujourd'hui du pseudoésotérisme ; domaines où ils ont matière à jouer les guides et, par conséquent, à maintenir les rênes pour tenir le plus grand nombre sous leur joug.

 

Que l'on soit victime de sa propre intolérance, à laquelle conduit immanquablement la mauvaise foi, ou que l'on soit victime de celle d'autrui, il faut dans les deux cas s'en affranchir.

Comment l'élève sur le Sentier peut-il ne pas rester piégé, lui qui n'est pas encore tout à fait un être Libre ? Sans cesse, on le voit travailler, balayer sa propre maison, se tenir vigilant et chercher à connaître les choses par lui-même en les expérimentant.

 

Au niveau personnel, la pratique de la bonne volonté et du lâcher-prise donnent de bons résultats. On colmate peu à peu les points faibles et on cherche de nouveaux points d'équilibre pour réajuster sa propre marche. En outre, s'il est salutaire d'être tolérant à l'égard des autres, il faut d'abord l'être envers soi-même. Dans cette démarche, il faut aimer les autres mais pour cela il faut d'abord aimer l'autre qui est en soi. Enfin, dans le doute de se bien connaître, on peut toujours se pencher vers son miroir intérieur pour le questionner. A ce propos, comme il faut aller de l'avant, mieux vaut orienter le travail du miroir vers l'avenir que sur le passé.

 

Au niveau social, l'Etudiant véritable vit dans ce monde, non en dehors ; il ne vit pas en ermite dans une grotte, même si parfois quelques jours de retraite sont bénéfiques à sa remise en forme. Comme nous tous, il dispose de nombreux outils : l'esprit de raisonnement, l'esprit critique, la réflexion (c'est encore un jeu de miroir) et toujours la cervelle et le cœur. Il n'est pas exclu que sur son chemin il ait à chasser les marchands du Temple. Se rappeler que si l'Adepte a la tête dans le Ciel, il a aussi un pied dans la mer et un pied sur la terre.

 

Au niveau ésotérique, nous l'invitons plus que jamais à faire sienne la devise de Siddharta Gautama (Bouddha) :

 

“Ne crois rien parce qu'on t'aura montré

  le témoignage écrit de quelque Sage ancien,

  Ne crois rien sur l'autorité  des Maîtres ou des Prêtres

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience  et après une étude approfondie 

satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai  et y conformer ta vie”.

 

 

Précisons que l'ésotérisme authentiquement vécu peut être considéré comme une religion expérimentale : le travail permanent consiste à relier les deux “moi”. Si l'expérience mystique ou intérieure procédait de la même nature que l'expérience scientifique, l'ésotérisme prendrait, au niveau des connaissances, le même niveau que les sciences actuelles dites exactes (on devrait dire presque exactes). Alors, les religions et bien des choses en “isme” disparaîtraient, à commencer peut-être par l'ésotérisme lui-même... !

 

Mais nous savons que l'expérimentation ésotérique n'est pas extérieurement mesurable. Elle est intérieure à l'être. Elle n'est donc pas transmissible à un autre. Par contre, ce qui est possible de lui transmettre en ce domaine, c'est la méthode ou la nature du travail qui conduit à l'expérience. Mais s'il refuse le travail, il n'y a aucun moyen de le sensibiliser. On peut seulement souhaiter qu'il bénéficie d'une expérience spontanée, ce qui peut se produire car cette dernière n'est alors que la manifestation d'un lent mûrissement intérieur.

 

Il est dit dans l'un des Sept Commandements de la Fama Fraternitatis : « Tu ne démontreras pas la doctrine par des miracles ». Rappelons que le miracle « vrai » n'est dû qu'au fait que l'Initié, par opposition au profane, a accès à un plan de lois naturelles qui, plus élevées, transcendent celles de notre monde physique. De la part de celui qui a ce pouvoir, il est mieux d'amener l'élève à effectuer sa propre démonstration intérieure que d'opérer à sa place. Par ailleurs, il existe des mystificateurs de talent, et nous savons tous que, sur le plan extérieur, les illusionnistes ont l'art de nous « en mettre plein la vue ».

 

Une autre difficulté guette l'élève sur le Sentier. C'est qu'il est long et difficile de s'affranchir de la tutelle de ses père et mère, aussi plus d'un est-il à la recherche d'un « maître ». Comme l'élève qui « s'affine » sent bien qu'il existe d'autres dimensions, il est du même coup prompt à penser qu'existent également des êtres « supérieurs », ne serait-ce que parce qu'il établit une comparaison avec lui-même. Sans aucun doute, de tels êtres existent mais, en quelque sorte, on peut dire qu'il s'agit d'êtres qui ont fréquenté l'Ecole avant les autres, d'une manière assidue. En fait, il faut tendre à se diriger soi-même et à n'être soumis qu'à son Moi Intérieur qui lui seul est le véritable Maître. « Soumis » s'entend dans le sens d'être à l'Ecoute. Ce n'est qu'à ce titre qu'on peut devenir Libre.

 

Il est évident que celui qui a vécu une expérience intérieure a envie de la faire partager à un proche pour l'assurer qu'il ne dépend que de lui, et de lui seul, que le Voile soit soulevé. Il est vrai qu'il existe bien quelques voies qui permettraient peut-être de faire naître la connaissance ésotérique expérimentale, en Astrologie ou en Alchimie ou en Qabal, ou autre, mais ici nous nous heurtons à deux problèmes.

 

Si nous tentons une expérience alchimique, par exemple, d'un niveau suffisant pour démontrer l'influence des forces spirituelles dans le matériel, nous ne pouvons le faire que devant un public de niveau intérieur adéquat, autrement dit un public qui n'en a pratiquement pas besoin.

 

L'autre raison est que l'on ne soumet pas le spirituel au jugement du profane. L'inverse seul est possible. Il s'agit là d'une Loi Universelle. Comme le dit le Sepher Yetzirah : Tali, le petit roi de ce monde (l'intellect) doit se lever de son trône pour accueillir le Grand Roi (le Moi Spirituel) car l'Adepte doit se présenter seul et Libre à la Porte du Temple.

 

Pour ces raisons, la lutte contre l'obscurantisme reste encore lente, d'autant que le Nadir n'a pas été franchi par tous. Cependant, la plupart l'ayant franchi, on voit depuis plusieurs années poindre un intérêt réel pour l'expérience intérieure. Un autre fait dans notre monde actuel est la contestation qui s'exprime à tous les niveaux. Même si elle n'est pas toujours fondée, elle témoigne d'un refus à recevoir aveuglément des directives extérieures. Par ailleurs, on entend aujourd'hui beaucoup parler de concertations et bien qu'elles soient souvent branlantes, car ce langage est encore récent dans nos mentalités, elles annoncent pourtant une ouverture aux autres, une écoute, une disponibilité qui, même si elles ne sont pas encore d'une grande efficacité, vont peu à peu faire tomber l'intolérance et dissoudre l'obscurantisme.

 

C'est à travers ceux qui veulent Œuvrer que la Rose entrouverte pourra enfin s'épanouir.

 

Jean DUBUIS

 

http://www.portaelucis.fr/html/textes/deontologie.htm

 


02/10/2019
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Dissoudre les voiles de l'illusion - Le karma

strip-bug-4265079_640.jpgLe karma est un ÉGRÉGORE qui nous lie tant que nous croyons en son pouvoir sur notre expérience, TANT QU’ON CROIT QU’ON PEUT COMMETTRE DES FAUTES ET QU’ON DOIT ÊTRE PUNI POUR CELA.

 

Le karma est basé sur des croyances entremêlées, dont :

 

  • – la croyance en la possibilité de la faute et la culpabilité ;
  • – la croyance en la loi des causes et conséquences ;
  • – la croyance dans le bien et le mal ;
  • – la croyance dans le pouvoir des malédictions et de l’effet retour ;
  • – la croyance que nous devons être puni si nous ne sommes pas parfait ;
  • – l’espérance en une justice surnaturelle ;
  • – la croyance au mérite de punitions et récompenses.

 

Quand il y a en nous, individu particulier, quelque chose qui résonne sur ces croyances, comme empreinte disharmonieuse dans notre champ, ou bien comme expérience de vie qui se présente, qui résonne avec ces croyances, nous sommes mis en résonance avec le « karma » humain correspondant.

 

Mais ce karma n’est pas le nôtre, individuellement, quelque chose qui nous appartiendrait et dont on serait réellement responsable depuis notre incarnation. C’est la collection des expériences humaines telles qu’elles sont stockées et coincées dans l’astral, en attente d’harmonisation, libération, intégration et réunification (voir la partie précédente « Rassemblement des parts multidimensionnelles »).

 

Lorsque je croyais encore au karma, que je n’avais pas mesuré que l’erreur fondamentale, essentielle, était là, précisément dans cette croyance, voici ce que m’a montré l’astral.

 

À l’intérieur, quand je me suis confrontée au karma, j’ai perçu l’image de la théorie du chaos : le battement d’ailes d’un papillon, à un endroit donné, avait par une chaîne de conséquences produit un ouragan à l’autre bout du monde. J’ai « vu » un acte posé entraîner des chaînes de conséquences en fractales et en rafales, d’abord dans l’espace-temps où il a été produit, où il s’est répandu par contagion/réaction aux personnes environnantes, puis dans l’ADN de celui qui avait posé l’acte et donc dans sa lignée filiale – et de même pour ceux qui avaient réagi, dans leur ADN et leur lignée –, et aussi dans leurs âmes et donc dans leurs « vies successives », et ainsi de suite par effet domino, avec une ampleur exponentielle à chaque niveau.

 

Le processus intérieur a duré plusieurs semaines ; au départ je pensais faire comme dans la pratique du rassemblement des parts multidimensionnelles : résoudre, réparer l’acte premier et unifier dans le Cœur, et puis finalement ce n’était pas juste ni approprié : ce qui a fonctionné, c’est de dissoudre le karma, qui a été brûlé dans un feu de transmutation embrasé dans mon corps et mes champs énergétiques. Cette dissolution n’a pas été décidée par ma volonté personnelle, j’ai participé au processus en gardant mon centre et mon alignement, mais tous les niveaux multidimensionnels étaient mobilisés, du plus bas au plus haut.

 

Cette expérience m’a permis de changer de point de vue, de prendre de la distance et de me libérer de l’emprise de l’égrégore et des croyances inconscientes qui y sont attachées. Je vous présente ici cette prise de conscience.

 

Nous avons le droit à l’expérience, le DROIT À L’ERREUR, le droit de nous tromper. Chacun fait du mieux qu’il peut, à chaque instant, avec l’ensemble des ressources dont il dispose et qu’il parvient à mobiliser, tant matérielles que psychiques.

 

« L’ERREUR EST HUMAINE ; CE QUI EST DIABOLIQUE, C’EST DE PERSÉVÉRER DANS L’ERREUR » : cette phrase antique (parfois attribuée à Sénèque) parle de l’astral et du conditionnement à la culpabilité.

 

Coupons cette phrase en deux.

 

« L’erreur est humaine » : nous faisons nécessairement des erreurs puisque, depuis nos personnalités, nous sommes dans des consciences limitées, qui n’ont pas accès à toutes les données et tous les paramètres de l’expérience. La seule perfection est dans l’ensemble, le global, le divin, mais il ne nous est pas demandé d’être le divin : dans le cadre de l’incarnation, nous sommes des êtres humains divins, c’est-à-dire des parcelles de l’expérience divine dans le cadre limité de personnalités singulières et multiples, contenues dans des corps matériels. Nous sommes venus vivre notre vie d’êtres humains.

Le processus d’élargissement de la conscience nous ouvre à de plus grandes perspectives, de nouvelles compréhensions et de nouveaux points de vue. Mais sur le chemin nous expérimentons à chaque étape, avec les croyances de chaque étape : c’est la règle du jeu ! L’ego déteste admettre qu’il est faillible, qu’il se trompe ou qu’il s’est trompé, qu’il était à côté de la plaque. Et pourtant, régulièrement il faut remettre les croyances à jour et abandonner ce qui ne nous sert plus. Vider, se délester, pour pouvoir ensuite remplir de nouveau. Reset, mise à jour…

 

« Ce qui est diabolique, c’est de persévérer dans l’erreur » : cette partie de la phrase parle de la prison de l’astral, qui nous entraîne malgré nous à reproduire des comportements dont nous savons qu’ils ne sont pas adéquats. Cela est dû au fait que l’astral est duel, des croyances opposées y sont en rapports de forces et ces luttes se répercutent jusque dans nos psychés. Lorsque nous persévérons dans ce que nous considérons être une erreur, quelle qu’en soit la raison (par conditionnement, par négligence, par convenance, par compromis, par soumission, par obéissance à une pulsion, par exemple), ou lorsque nous faisons un choix qui est en contradiction avec nos principes moraux, une part de nous réprouve ce choix et enclenche un processus de culpabilité. Elle est basée sur de l’orgueil, cette croyance de toute-puissance (pouvoir-sur) qui nous fait croire que notre choix est à l’origine de tout ce qui se produit dans une chaîne de conséquences.

 

Cette culpabilité ne nous empêche pas de faire le « mauvais » choix (impuissance), mais en plus nous ajoutons une charge qui est la croyance que « je suis mauvais ». C’est l’amorce d’un cercle vicieux. Le karma mène à la culpabilité, la honte, l’impuissance et le désespoir.

 

Cet égrégore est un des plus grands socles de l’astral, qui tient l’humanité par cette dialectique.

 

La croyance au karma met une pression énorme et en même temps déresponsabilise. Sous prétexte que nous aurions commis auparavant une faute, même sans nous en rappeler, ou bien carrément par héritage, nous devrions la payer.

 

INFANTILISATION

Le système de PUNITION/RÉCOMPENSE a été institué dans le cadre sociétal, c’est encore aujourd’hui une des bases de l’éducation parentale et scolaire : si tu fais quelque chose de contraire à la règle, tu seras puni !

 

Le karma correspond à l’idée que le niveau de conscience humaine est bas, puéril, et que l’être humain a besoin d’être menacé de punition pour contenir les pulsions. C’est l’enfance de l’humanité, la croyance à la nécessité de faire peur et contraindre pour générer des comportements requis par des lois sociétales ou morales.

 

Mais ce système ne fonctionne pas puisqu’il n’empêche pas les personnes de commettre des actes dont elles savent qu’ils sont répréhensibles. Simplement si nous savons qu’il est réprouvé, nous allons nous charger encore plus : en nous cachant, en n’assumant pas, en trompant, en plongeant dans le déni, et cela va engranger encore plus de honte et de culpabilité.

 

Si nous observons le système carcéral, la prison n’a jamais été une solution pour empêcher les récidives ou élever le niveau de conscience des prisonniers. Elle correspond au besoin social de « se venger », à la loi du Talion. Cette loi clanique, « œil pour œil, dent pour dent », est la base de toutes les guerres et le passeport pour l’escalade.

 

C’est donc que le karma n’a pas pour but réel de nous éduquer et de nous élever, malgré ce que l’égrégore prétend. Son but réel est de nous maintenir dans un cercle vicieux. Et cela fonctionne tant que cela nous arrange de rester des enfants déresponsabilisés et irresponsables.

La croyance au karma repose aussi sur la dualité victime/coupable : quand nous nous sentons victime des circonstances, de nos parents, de notre conjoint, de nos collègues ou des jaloux ou du système, cela nous place en irresponsabilité. Nous ne sommes pas dans notre pouvoir et n’avons pas la possibilité d’être maître de notre vie. Cette victimisation est un refus de la maturité, d’être adulte et puissant.

RENONCER AU KARMA

Pour renoncer à la victimisation/culpabilité : ne nous identifions à rien et surtout pas à une lointaine dette karmique ! Assumons la responsabilité de nos choix, mais ne les chargeons pas de dualité. Soyons humble et compatissant envers nous-même : nous faisons du mieux que nous pouvons, à chaque instant, avec les ressources dont nous disposons. Et cela est vrai pour chacun d’entre nous, sans exception.

 

On retrouve ici la trinité émancipatrice : la dualité pouvoir-sur / impuissance transcendée par l’unité pouvoir-de.

 

D’un côté l’illusion de toute-puissance, le pouvoir-sur, l’orgueil nombriliste (c’est ma faute si le monde en est là, car je suis à l’origine de tout ce qui se passe dans le monde), et de l’autre côté l’impuissance (je n’arrive pas à améliorer le monde ni à régler mon karma ni à m’empêcher de faire des choses avec lesquelles ma conscience n’est pas OK). En tant que coupable nous sommes surpuissant, en tant que victime nous sommes impuissant.

 

Heureusement maintenant on connaît la clé trinitaire : on va aller chercher le pouvoir-de : et on le trouve dans l’acceptation de notre responsabilité inconditionnelle, sans besoin de menace ni de sanction. En tant que responsable nous sommes juste puissant, c’est-à-dire que nous assumons nos actes dans l’instant, sans les charger sur le passé ni le futur ni l’entourage.

 

Choisissons d’être responsable de nos actes, non pas par crainte d’être puni ou de subir les conséquences, mais par choix de l’Amour, de la fluidité, du respect et de l’appréciation de la vie.

 

Choisir de DISSOUDRE LE KARMA, c’est œuvrer à assainir l’astral et accepter de devenir adulte.

 

Le dissoudre passe par dissoudre la croyance en sa réalité. Réfuter l’égrégore. Ceci n’est pas du déni, mais la reprise du pouvoir depuis notre centre. Cessons d’être prisonnier d’une chaîne, d’un héritage, qu’il soit génétique filial ou animique.

 

La faute est de croire à la faute : le serpent se mord la queue et nous entraîne dans un cercle vicieux.

 

Nous devons dissocier responsabilité et culpabilité, expérience et faute.

 

Tout le monde essaie de bien faire, toujours, avec les ressources dont il dispose, tant matérielles que psychiques. Personne ne se considère comme l’incarnation du mal ni ne fait du mal aux autres consciemment, sauf dans certains cas avancés de maladies psychotiques. En revanche il y a beaucoup d’inconscience, d’ignorance, de négligence, de compromis.

 

Acceptons de grandir, de mûrir, d’être adulte et d’assumer nos actes, non par crainte d’être puni mais par reliance à la Vie, à l’Amour, à la beauté et à la reconnaissance que nous sommes l’expression de l’Un.

 

Quand on est adulte et aligné sur les 5 fréquences d’Unité : respect, équanimité, joie sans objet, service à l’œuvre commune et souveraineté, le karma n’est plus nécessaire et apparaît enfin comme l’illusion qu’il est.

 

Véronique Rauzy

http://elishean-portesdutemps.com/dissoudre-les-voiles-de-lillusion-4-karma/


14/06/2019
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Le cœur de lumière et le 3ème œil

hiding-1209131_640.jpgNous voulons vous rappeler aujourd’hui la primauté des qualités et vertus du Coeur sur toutes autres habilités ou aptitudes psychiques ou spirituelles. Il arrive très souvent que, lors des débuts du cheminement intérieur, les aptitudes psychiques perçues chez les autres exercent une fascination sur les néophytes. Ils sont vivement impressionnés pas les pouvoirs médiumniques, la canalisation, la vision des auras, et tout ce qui semble surnaturel. Il s’en suit souvent une admiration pour les gens possédant ces aptitudes, et aussi un travail intense pour tenter de développer ces facultés eux-mêmes. Toutefois, ces aptitudes ne sont pas essentielles dans votre véritable évolution spirituelle. C’est plutôt votre aptitude à manifester de la bienveillance, de la compassion, de la gratitude, votre aptitude à pardonner, à coopérer, qui vont constituer la mesure déterminant la réelle évolution de votre âme durant cette incarnation.

 

Les aptitudes et dons peuvent bien sûr être utiles, mais peuvent également être source de différents déséquilibres si elles ne sont pas centrées dans le Coeur. Si vous percevez bien des choses que vous qualifieriez de négatives, dans le champ d’énergie d’un autre personne, ou même dans vos propres mémoires, et que vous n’êtes pas dans le pardon et l’acceptation, comment réagirez-vous? Serez-vous dans le jugement, dans la culpabilité ? Pour rester bien centré dans votre Coeur de Lumière, peu importe ce que votre 3ème œil perçoit, il doit être clair pour vous que le Coeur est ce qui prime, et que votre ajna doit être mis au service de votre Coeur.

 

C’est aussi cet enracinement de vos facultés psychiques dans la Lumière du Coeur qui vous protégera du piège du narcissisme spirituel. Si vous avez des habiletés évidentes, vous attirerez très probablement l’admiration de plusieurs néophytes. Si vous n’avez pas atteint vous même la maturité spirituelle nécessaire pour avoir réalisé l’importance fondamentale du Coeur, vous serez flattés de façon exagérée par cette admiration pour vous, et subtilement, le faire pourrait prendre le dessus sur l’Être. Assurez-vous de toujours utiliser vos aptitudes de telle sorte que lorsque vous les utilisez, vous renvoyez toujours l’autre à son propre pouvoir intérieur. De cette façon, il ne restera pas figé sur une attention décentrée vers l’extérieur, mais se tournera vers son propre Coeur de Lumière.

 

Ne vous leurrez pas, ce n’est pas par des démonstrations qui apparaissent surnaturelles et magiques que vous allez vraiment inspirer les autres à un éveil authentique du Coeur. La réelle magie, c’est celle de l’amour inconditionnel, Ce qui vous nourrit réellement, c’est ce Feu divin de compassion et de gratitude….Feu du Coeur qui réchauffe, sans jamais consumer !

 

Mais, même si les vrais miracles, ceux de l’éveil du Coeur, ne sont pas nécessairement spectaculaires, c’est par cette voie que se fera la transformation « miraculeuse » du monde. Si on vous donnait le choix, et que votre but est l’évolution de la conscience de l’humanité, voudriez-vous mille personnes manifestant pleinement les vertus du cœur, ou mille personnes présentant des aptitudes psychiques mais n’étant pas clairement et solidement centrées dans le Coeur ? Parce que, vous l’aurez compris, il est très possible d’avoir le troisième œil très ouvert sans être nécessairement centré dans le Coeur. Vous connaissez sûrement des gens doués psychiquement qui se sont servi de leur aptitudes pour manipuler les autres et orienter les choses en leur faveur.

 

Réaliser aussi que le troisième œil est neutre en soi, et que ce que vous percevez est tributaire de la fréquence sur laquelle vous êtes majoritairement syntonisé. Si vous êtes branchés sur la fréquence de l’amour et la bienveillance, vous percevrez facilement de hautes dimensions et vos guides de lumière. Si vous êtes dans la manipulation, la duperie, la recherche de valorisation par l’extérieur, ne vous surprenez pas si vous percevez de faux-guides et plaisantins de dimensions de basses fréquences, et que vous vous mettez à parler d’entités négatives, de lieux hantés et de peur.

 

Alors chères âmes, utiliser le pouvoir sacré de votre intention pour augmenter principalement vos manifestations d’amour véritable, de compassion et de gratitude. De cette façon, votre temps sur cette planète vous rapportera beaucoup plus que si vous développez surtout vos capacités psychiques.

 

Namaste !


08/05/2019
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Lâcher prise

open-4033043_640.jpgTrès beau texte et tellement vrai ! De temps à autre je le relis pour calmer mes ardeurs de vouloir sauver le monde à ma façon, car la seule chose à sauver c'est nous-même, nous sauver de notre compréhension étroite.

C'est le temps de la grande distillation, à chaque passage nous nous rectifions pour qu'enfin la lumière puisse passer.

Je vous souhaite une très belle distillation. Isabelle

 

 

 

soyez résolu et sans excès de force

 

 

Lâcher Prise, ce n’est pas se montrer indifférent,
mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.

 

Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens,
mais prendre conscience qu’il ne doit pas y avoir contrôle d’autrui.

 

Lâcher prise, ce n’est pas être passif,
mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.

 

Lâcher prise, c’est reconnaître ses limites,
c’est à dire que le résultat final n’est pas entre nos mains.

 

Lâcher prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
mais donner le meilleur de soi-même.

 

Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres,
mais se sentir concerne par eux.

 

Lâcher prise, ce n’est pas “assister”,
mais encourager.

 

Lâcher prise, ce n’est pas juger,
mais accorder à autrui le droit d’Etre avec toutes ses imperfections comme champ d’expériences.

 

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de tout ce qui arrive,
mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d’éveil.

 

Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres,
mais leur permettre d’affronter la réalité.

 

Lâcher prise, ce n’est pas rejeter,
c’est au contraire accepter.

 

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, sermonner ou gronder,
mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.

 

Lâcher prise, ce n’est pas adapter les choses à ses propres désirs,
mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sans oublier de s’aider soi-même.

 

Lâcher prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui,
mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.

 

Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé,
mais vivre et grandir pour l’avenir dans l’ici et maintenant.

Lâcher prise, c’est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus.


13/03/2019
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